Le mémoire finalisé

Le 12 février 2025, l’application d’apprentissage de langues Duolingo annonce sur les réseaux sociaux la mort de sa mascotte Duo. L’événement a provoqué une mobilisation virale. Devenu un incontournable de la plateforme, le hibou vert a inspiré l’intégralité de l’identité visuelle : de la typographie à l’interface graphique ludique. Pour la ressusciter, les utilisateurs ont dû réaliser un maximum de leçons via des notifications personnalisées. Loin d’être anodin, cet exemple illustre le rôle crucial que joue le designer graphique dans la relation mascotte-client.

Le Dictionnaire Larousse définit la mascotte comme un « objet, une personne ou un animal considéré comme porte-bonheur, fétiche ». En effet, c’est un emblème porteur d’une grande valeur sentimentale. Néanmoins, sous le capital sympathie d’une mascotte se dessine une stratégie qui brouille les frontières entre attachement et influence. Cette ambivalence prend une nouvelle dimension avec la montée en puissance des technologies digitales depuis les années 2010.


Il convient donc de se demander en quoi le graphisme numérique renforce le rôle des mascottes comme outil d’engagement et de manipulation affective ?